Le bien-être, facteur incontournable d’efficacité

L’auto-efficacité se définit comme la croyance des gens quant à leur capacité à produire des niveaux de performance qui exercent une influence sur les événements qui affectent leur vie. Les croyances relatives à l’auto-efficacité déterminent ce que les gens ressentent, pensent, leur motivation et leur comportement. De telles croyances produisent des effets divers à travers quatre processus majeurs : Les processus cognitifs, motivationnels, affectifs et de sélection.

 

Un fort sentiment d'efficacité améliore la réalisation humaine et le bien-être personnel à bien des égards. Les personnes qui ont une grande assurance en leurs capacités considèrent les tâches difficiles comme des défis à maîtriser plutôt que comme des menaces à éviter. Une telle perspective suscite un intérêt intrinsèque et une profonde immersion dans les activités. Ils se fixent des objectifs ambitieux et maintiennent un engagement fort envers eux même. Ils intensifient et soutiennent leurs efforts face à l'échec. Ils retrouvent rapidement leur sentiment d'efficacité après des échecs ou des revers. Ils attribuent l'échec à un effort insuffisant ou à des connaissances et des compétences insuffisantes non acquises. Ils abordent les situations menaçantes avec l'assurance de pouvoir les contrôler. Une telle perspective produit des réalisations personnelles, réduit le stress et diminue la vulnérabilité à la dépression.

 

En revanche, les personnes qui doutent de leurs capacités évitent les tâches difficiles qu’elles considèrent comme des menaces personnelles. Ils ont peu d’aspirations et peu d’engagement envers les objectifs qu’ils choisissent de poursuivre. Lorsqu'ils sont confrontés à des tâches difficiles, ils s'attardent sur leurs faiblesses personnelles, sur les obstacles qu'ils rencontreront et sur toutes sortes de conséquences néfastes plutôt que sur la manière dont ils veulent réussir. Ils relâchent leurs efforts et abandonnent rapidement face aux difficultés. Ils sont lents à retrouver leur sens de l'efficacité après un échec ou des revers. Parce qu'ils considèrent les performances insuffisantes comme des aptitudes déficientes. Il ne leur faut pas beaucoup d'échec pour perdre confiance en leurs capacités. Ils tombent facilement victime du stress et de la dépression.

 

Le vrai bien-être est essentiel à l'efficacité des relations interpersonnelles.

Le manque de bien-être influence la façon dont nous nous percevons nous-mêmes, les autres et le monde qui nous entoure. Comment ? Parce que cela a un impact négatif sur nos émotions et que nous regardons tout à travers la lentille de nos émotions. Cela nuit à notre efficacité globale, mais nous devrions être particulièrement attentifs à l'impact sur nos relations avec les autres.

Lorsque nous nous sentons mal dans notre peau, nous sommes prompts à nous irriter et à juger. Nous sommes moins tolérants envers les visions du monde qui divergent des nôtres. Ce ne sont pas des bases saines pour établir et maintenir de solides relations interpersonnelles, qui sont essentielles au bon fonctionnement de processus critiques comme le travail d'équipe inter fonctionnel, l'innovation et la créativité.

Des études mettent en évidence la corrélation entre les relations positives au travail et la satisfaction au travail. Investir dans le bien-être peut donc améliorer non seulement les relations interpersonnelles de chaque employé, mais aussi la santé de l'organisation en général.

 

Un bien-être négligé : Un consommateur d'énergie physique et mentale.

Un manque de bien-être consomme de l'énergie : l'énergie physique pour faire face à la maladie ou à des problèmes de santé et l'énergie mentale pour ruminer sur des problématiques, planifier les mécanismes d'adaptation ou s'inquiéter de l'avenir en général. Cela prend aussi du temps : nous avons plus de mal à faire les choses, donc cela prend plus de temps.

À une époque où la gestion de l'énergie et la gestion du temps sont essentielles au succès en milieu de travail, quand on attend des employés qu’ils en fassent plus avec moins, le médiocre bien-être devient un problème spécifique. En effet nous devons travailler plus dur que jamais pour générer l'énergie et le temps nécessaires pour bien performer et réaliser le travail.

 

Conclusion

De nombreux indicateurs qui mesurent les conditions de vie ne mesurent pas ce que les gens pensent de leur vie, tels que la qualité de leurs relations, leurs émotions positives et leur résilience, la réalisation de leur potentiel ou leur satisfaction globale à l'égard de la vie - c'est-à-dire « Bien-être ». Le bien-être comprend généralement des jugements globaux sur la satisfaction de la vie et des sentiments allant de la dépression à la joie. Se recentrer sur sois même et faire un état des lieux est essentiel pour aller de l’avant de façon saine tout en gagnant en performance au quotidien.

 

Des accompagnements pour développer le bien-être personnel.

 

Sources: https://www.uky.edu/~eushe2/Bandura/BanEncy.html